Afrique (vidéo) : les tabous des éditorialistes français

Deux événements récents en Afrique viennent révéler les tabous et l’hypocrisie des éditorialistes de la presse française. Nationale ou régionale. Le premier sujet est celui de la mise en esclavage de milliers de migrants en Libye sans que jamais ne soit mentionné l’ethnie ou la religion des esclavagistes ou celle des victimes. Chuuuut…. Mais il n’y a pas que l’omission, il y a également la désinformation. Nos éditorialistes font remonter l’origine du problème à l’intervention militaire des Occidentaux pour chasser Mouammar Kadhafi du pouvoir. Certes, cette intervention a été calamiteuse et a non seulement livré ce pays au chaos et à l’islamisme mais également exposé l’Europe au déferlement migratoire. Mais de là à faire croire aux lecteurs que le problème de l’esclavage des noirs dans le nord de l’Afrique résulterait uniquement d’une intervention militaire occidentale ratée c’est vraiment se moquer du monde. La traite négrière dans le monde arabo-musulman dure depuis des siècles. Elle a même fait davantage de victimes que la traite négrière transatlantique. Et si la seconde est terminée depuis longtemps, l’esclavage perdure jusqu’à nos jours dans le monde arabo-musulman. Nous vous invitons à regarder attentivement ces trois vidéos.

Alors pourquoi cette manipulation de nos éditorialistes ? Tout simplement pour culpabiliser les Européens. Encore et toujours. Leur faire croire que si il y a des esclaves aujourd’hui en Libye c’est non seulement à cause de la politique extérieure de leurs dirigeants mais également à cause de leur égoïsme à ne pas accueillir ces centaines de milliers de clandestins. Par conséquent, le seul moyen de lutter contre l’esclavagisme en Libye serait d’autoriser et d’aider ces malheureux à traverser la Méditerranée. La ficelle est grosse mais la finesse n’est pas ce qui caractérise le mieux les éditorialistes de la presse française. Alors que l’honnêteté intellectuelle conviendrait à informer les lecteurs que la pratique multi-séculaire de l’esclavage et le racisme envers les noirs sont les principaux facteurs qui expliquent ce qui se passe aujourd’hui en Libye.

L’autre actualité concerne la chute du dictateur nonagénaire du Zimbabwe, Robert Mugabe. Sa chute survient après 37 années d’un très, d’un trop long règne. Si dans leur ensemble nos éditorialistes admettent que durant sa dictature il aura ruiné l’économie de son pays, ils s’abstiennent toutefois d’en préciser les raisons. Pourtant il y a un événement qui explique ce résultat dramatique. Un événement factuel. Car le Zimbabwe durant la dictature de Robert Mugabe n’a pas toujours été ce pays à l’économie dévastée que l’on connaît aujourd’hui. Jusque dans années 90 le Zimbabwe était même le grenier de l’Afrique australe et un modèle de développement. Alors que s’est-il passé pour que se pays en soit réduit actuellement à la mendicité ?

A partir des années 90 Robert Mugabe commence à dénoncer un complot « blanc » qui viserait à se débarrasser de lui. Cette obsession paranoïaque culmine en 2000 avec l’organisation d’un référendum avec une réforme agraire qui permet l’expropriation des fermiers blancs sans aucune compensation. Mais surprise, la population vote majoritairement non à près de 55 %. Cependant, Robert Mugabe passe outre et la plupart des fermiers blancs sont expropriés et plusieurs sont même assassinés sans que le pouvoir ne bouge le petit doigt pour les protéger. Le but est clair : «Nous disons non aux Blancs qui possèdent nos terres qu’ils doivent partir. Il n’y a pas de place pour eux ici. Le seul homme blanc que vous pouvez croire est l’homme blanc mort ». Le résultat ne se fait pas attendre. L’exode des blancs est massif. Leur nombre qui était de 250.000 en 1980 chute à 40.000 en 2015 avec moins de 200 propriétaires terriens. Résultat de cette politique absurde : alors que les Blancs assuraient 80 % du revenu national, la réforme agraire favorise la famine dans l’ancien grenier à maïs de l’Afrique. En 2016, constatant la répercussion néfaste de ses mesures sur la production agricole, Robert Mugabe ira jusqu’à demander aux fermiers blancs contraints à l’exil à revenir s’installer dans le pays.

Mais voilà, de cela pas un mot de la part de nos éditorialistes. Sans doute que les faits ne cadrent pas avec leur idéologie. Donc… chuuuuuut. Ou peut-être convient-il de ne pas mettre en lumière ce qui s’est réellement passé au Zimbabwe afin d’éviter de braquer les projecteurs sur l’Afrique du Sud. Là-bas aussi le pays fait face à un apprenti Robert Mugabe. Là-bas aussi la chasse aux fermiers blancs s’organise. Avec les mêmes conséquences. Mais la chute de la nation arc-en-ciel, mythologie inventée par nos mondialistes, aurait des répercussions bien plus néfastes pour leur propagande. Par conséquent… chuuuuut.

La rédaction

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