Italie : le Parlement a donné son feu vert à une mission navale en Libye

Annoncée par le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, la semaine passée, la mission navale que doit mener la Marina Militare dans les eaux territoriales libyennes a été approuvée par le Parlement transalpin le 2 août (…)

Ainsi, la marine italienne devra apporter un « soutien technique » aux gardes-côtes libyens afin d’aider ces derniers à lutter contre les trafiquants d’êtres humains qui opèrent depuis la Libye.

En cas d’attaque, les marins italiens pourront répondre par la force d’une façon « limitée ». La ministre de la Défense, Roberta Pinotti, a insisté sur le fait que l’Italie « n’a aucune intention d’imposer un blocus naval » et que cette mission doit répondre à une « demande de soutien et d’aide aux garde-côtes libyens. » La zone d’action des bâtiments de la Marina Militare devra être « définie conjointement avec les autorités libyennes. »

Dès le feu vert donné à cette mission, le patrouilleur « Comandante Borsini », jusqu’alors engagé dans l’opération Mare Sicuro, est entré dans les eaux libyennes après « avoir reçu reçu les autorisations nécessaires », a précisé la marine italienne. Il devrait être prochainement suivi par un navire logistique.

Ainsi, Rome a obtenu ce que l’Union européenne n’a pas réussi à avoir, c’est à dire l’autorisation pour les navires de son opération EUNAVFOR Sophia d’intervenir dans les eaux territoriales libyennes. Cela étant, la mission de la marine italienne n’a pas manqué d’être critiquée par des ONG, dont Human right watch.

« Le déploiement de navires militaires par l’Italie pour aider les autorités libyennes à intercepter des bateaux transportant des migrants dans les eaux libyennes pourrait impliquer l’Italie dans des violations des droits humains envers des migrants ensuite détenus en Libye », a en effet estimé cette organisation.

Mais plus généralement, l’Italie, qui a se trouve en première ligne face au flux migratoire en provenance de la Libye, a durci sa politique. C’est ainsi que, le 2 août, le procureur de Trapani [Sicile], Ambrogio Cartosio, a ordonné la saisie « préventive », à Lampedusa, du Iuventa, un navire affrété par l’ONG allemande Jugend Rettet pour se porter au secours des migrants en détresse en Méditerranée centrale. Il lui est reproché d’avoir eu des « comportements favorisant l’immigration illégale ».

Les « membres d’équipage du Iuventa sont soupçonnés d’avoir pris à bord, au moins à deux reprises, des migrants escortés par des trafiquants libyens et dont les vies n’étaient pas en danger », a expliqué le procureur italien (…)

Source : http://www.opex360.com/2017/08/03/le-parlement-italien-donne-son-feu-vert-une-mission-navale-en-libye/

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Catégories :Italie

2 réponses

  1. Human Rights Watch est une organisation criminelle, à la solde de l’ange de la mort Soros.
    Aux yeux de ces criminels, seuls les migrants ont des droits, tandis que les habitants millénaires d’Italie, eux, n’ont aucun droit de de se prémunir contre l’invasion et l’occupation de leur territoire par des hordes de gens qui, nous le savons maintenant par maintes expériences, sont dangereux, violents, criminogènes, méprisants, irrespectueux, incivils, sans éducation, voire analphabètes et porteurs de multiples maladies qui ont été éliminées d’Europe.

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  2. Comme je l’ai montré dans la Huitième Plaie, selon la résolution 2240 du Conseil de Sécurité de l’ONU (peu commentée), ce sont les envahisseurs qui ont lancé une guerre contre l’Europe. Cette résolution a été prise « en vertu du chapitre VII de la Charte », reconnaissant un acte d’agression caractérisé qui légitime l’emploi de la force par les pays agressés. Malheureusement cette soudaine volte-face électoraliste d’un président italien qui n’a pas dévoilé le contenu de la récente visite de George Soros ne durera pas plus que la campagne électorale.

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