Pologne : Varsovie rejette le chantage de Bruxelles qui se dit prête à lancer la plus lourde procédure de sanction

Bruxelles a durci le ton mercredi contre la Pologne, se disant « prête à déclencher immédiatement » la procédure pouvant suspendre ses droits de vote dans l’UE, en cas de révocation des juges de la Cour suprême du pays.

Aussitôt Varsovie a riposté en affirmant que le gouvernement polonais « n’acceptera aucun chantage » de la part de l’UE au sujet de ses réformes de la justice.

« Nous n’accepterons aucun chantage de la part des fonctionnaires de l’UE, en particulier un chantage qui n’est pas fondé sur des faits », a affirmé le porte-parole Rafal Bochenek.

La Commission européenne avait lancé une première salve d’avertissements la semaine dernière en demandant la suspension des réformes controversées de la justice du gouvernement conservateur polonais, contestées par des manifestations massives.

« Des choses ont changé en Pologne » depuis, a admis le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, en référence au veto inattendu qu’a opposé lundi le président Andrzej Duda, issu du parti au pouvoir, à deux des lois visées, accusées de menacer l’indépendance de la justice.

Mais les préoccupations de l’exécutif européen sont loin d’être éteintes, a prévenu M. Timmermans, inquiet de voir certaines mesures controversées réapparaître dans les prochaines versions des lois bloquées par le veto présidentiel.

Concernant en particulier la réforme de la Cour suprême, il a demandé « aux autorités polonaises de ne prendre aucune mesure pour révoquer ou mettre à la retraite forcée les juges de la Cour suprême ». « Si une telle mesure est prise, la Commission est prête à déclencher immédiatement la procédure de l’article 7 », a averti M. Timmermans.

Cet article du traité de l’UE, encore jamais utilisé, est souvent décrit comme « l’arme nucléaire » dans la panoplie de mesures que peut prendre l’Union contre l’un de ses membres. Au terme d’une procédure complexe, il peut déboucher sur une suspension des droits de vote d’un pays au sein du Conseil de l’Union, l’instance regroupant les 28 Etats membres.

La Commission a donné un mois à la Pologne pour répondre à une nouvelle « recommandation » contre les risques pesant sur l’Etat de droit, l’une des valeurs fondamentales de l’UE.

L’exécutif européen a par ailleurs annoncé qu’il allait déclencher une procédure d’infraction – une mesure plus habituelle, pouvant mener à des sanctions financières – contre Varsovie, dès la publication officielle de sa nouvelle loi sur l’organisation des juridictions de droit commun, contre laquelle le président polonais n’a pas opposé de veto.

Source : https://www.romandie.com/news/ZOOM-Pologne-Bruxelles-prete-a-lancer-la-plus-lourde-procedure-de-sanction/818312.rom

L’opinion de civilwarineurope

Ne nous y trompons pas. La réforme de la justice en Pologne n’est qu’un prétexte. La véritable cible de la colère des mondialistes de la Commission européenne est la décision de la Pologne, et de quelques autres pays de l’Est de l’Europe, de refuser d’accueillir les clandestins.

Rappel : – https://civilwarineurope.com/2017/07/20/lue-demande-a-la-pologne-de-suspendre-ses-reformes-judiciaires/

https://civilwarineurope.com/2017/07/21/pologne-bruxelles-et-georges-soros-deversent-leurs-militants-dans-les-rues/

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