France (vidéo) : Danièle Obono, députée de la France insoumise et proche des Indigènes de la République

Danièle Obono, la porte-parole nationale de la France insoumise élue députée de la 17e circonscription de Paris, est une militante altermondialiste, féministe et antiraciste. Mais cette bibliothécaire et chercheuse en anthropologie sociale de 36 ans est surtout proche des Indigènes de la République (PIR), association puis parti racialiste, accusé d’antisémitisme, de sexisme et d’homophobie qui, dans ses principes, “s’oppose à une Europe impériale blanche”.

Le 21 mai dernier, celle qui se revendique « bolcho-trotsko-marxiste » adepte de la lutte des classes, participait à un débat organisé au “QG Décolonial » de Paroles d’honneur, en compagnie de Farida Amrani, autre candidate du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, de Jimmy Parat, candidat et secrétaire général du parti communautariste Français et Musulmans, et de militants antiracistes dont ceux du PIR. A cette occasion, elle s’y qualifiait “plutôt du genre indigène” et raillait “les siècles et les siècles d’idéologie néocoloniale, esclavagiste, raciste, systémique de la France” (sic).

Paroles d’honneur, qui se présente comme “une nouvelle émission de débat politique” promouvant “une approche qui se veut décoloniale et antiraciste”, compte d’ailleurs au sein de son comité scientifique la militante radicale et franco-algérienne Houria Bouteldja, membre fondatrice des Indigènes de la République, qui a par le passé multiplié les dérapages haineux, qualifié les Français de souche de “souchiens” et défendu les terroristes palestiniens du Hamas.

En février 2015, un mois et demi après l’attentat islamiste contre la rédaction de Charlie Hebdo, la nouvelle députée d’extrême gauche signait aussi un appel “contre l’islamophobie et le racisme d’État”, aux côtés du PIR. “Cette offensive menée au nom d’une mythique “unité nationale” est une machine à diviser ceux qui devraient être unis et à unir ceux qui devraient être divisés”, y fustigeaient-ils notamment, opposés à “la tentative de criminaliser ceux qui dénoncent l’islamophobie”.

En 2012, Danièle Obono, originaire du Gabon et ancienne militante Front de gauche, passée par la LCR et le NPA, et membre à l’époque du conseil national de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, signait encore avec Houria Bouteldja et les Indigènes de la République une tribune qualifiant le “racisme anti-blanc” de “concept dangereux”, qui “a émergé dans le débat politique français pour inverser les rapports de responsabilité : la “victime” ne serait plus l’immigré ou le descendant d’immigrés mais le Blanc…”

La même année, elle signait aussi une pétition en solidarité avec le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P et le sociologue et militant Saïd Bouamama, alors mis en examen pour “injure publique” et “provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence”. En cause, un ouvrage et une chanson du même nom, “Nique la France“, qui assènent en refrain : “Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes.”

“Comme des millions de gens à travers le globe ces dernières années, les deux auteurs ont attaqué le colonialisme et le système capitaliste et impérialiste. Comme beaucoup d’entre nous, ils dénoncent une idéologie toujours très en vogue : le racisme, sous ses formes les plus courantes mais aussi les plus décomplexées”, expliquaient-ils, en exigeant l’abandon des poursuites engagées à la suite d’une plainte de l’Agrif. “Renaud, Saïdou et Saïd Bouamama ont choisi d’assumer leur “devoir d’insolence” afin d’interpeller et de faire entendre des opinions qui ont peu droit de cité au sein des grands canaux de diffusion médiatique.”

Avant de louer : “NTM, Sniper, Ministère Amër, Mr. R, La Rumeur, Youssoupha ou Houria Bouteldja sont autant de rappeurs et militants attaqués ces dernières années pour des paroles jugées trop irrévérencieuses. Pourtant, tous n’ont fait que porter publiquement l’expression populaire du rejet des discriminations et de la stigmatisation des quartiers populaires, des Noirs, arabes et musulmans.” En 2009, Danièle Obono conduisait enfin une interview de Sadri Khiari, membre fondateur du Mouvement des Indigènes de la République, pour qui l’““identité nationale” articule privilège “gaulois” et privilège blanc-européen-chrétien”. Reste à savoir si la nouvelle députée défendra les idées du PIR à l’Assemblée nationale…

Source : https://www.valeursactuelles.com/politique/video-daniele-obono-deputee-de-la-france-insoumise-et-proche-des-indigenes-de-la-republique-85175

APPEL AUX DONS

Nous nous sommes fixés comme objectif d’atteindre 200 euros/mois. Vous pouvez également cocher la case « Récurrence de l’action » pour que le don soit mensuel. Si cette case ne s’affiche pas sur votre mobile alors il convient de le faire à partir d’un ordinateur. Nous comptons sur vous !

Soutenir civilwarineurope

Donate Button with Credit Cards

Publicités


Catégories :France

%d blogueurs aiment cette page :