L’analyse du jour : la société ouverte européenne est morte

Quel est le point commun de tous les pays musulmans dans lesquels l’islamisme joue un rôle important dans la société ? Le totalitarisme. Et cela est parfaitement logique. Soit le pouvoir en place est lui-même islamiste (Arabie Saoudite, Qatar, Pakistan…) et la nature même de ce projet fait dériver la société vers un totalitarisme absolu. Soit le pouvoir en place lutte contre une partie de sa population qui tente d’imposer un projet islamiste. Et face à un tel adversaire il en est réduit à restreindre les libertés fondamentales. A la fois pour pouvoir le combattre mais aussi, paradoxalement, pour ne pas prêter le flanc aux accusations des islamistes. Prenons le cas Tunisien. Ce pays est sans doute le plus avancée, ou le moins en retard, sur le plan démocratique. Pourtant, il est impossible à un musulman tunisien de renier publiquement sa religion. Il lui est tout autant impossible d’afficher publiquement son refus de pratiquer le ramadan. La liberté de conscience, comme dans l’ensemble des pays à majorité musulmane, n’existe pas en Tunisie. Cela pour dire qu’il existe deux formes d’islamisme. L’islamisme au pouvoir qui le voit diriger de fait le pays. Et l’islamisme de pouvoir où, bien que ne dirigeant pas le pays, il impose à l’ensemble de la société sa vision totalitaire et rigoriste de par l’influence qu’il exerce et la crainte qu’il inspire.

C’est ce que nous commençons à percevoir en Europe. L’islamisme n’est pas au pouvoir en Europe occidentale. En revanche, l’islamisme de pouvoir commence à exercer et étendre sa néfaste influence. Dans les quartiers qu’il contrôle il prend possession de mosquées, exerce son influence par le biais d’associations humanitaires, impose son ordre aux populations que celles-ci y soient favorables ou non. Il prend possession de l’espace public dans lequel il fait la loi et où les minorités religieuses et sexuelles son priées, plus ou moins violemment, de respecter la loi islamique. Mais son influence s’exerce déjà au-delà des quartiers qu’il contrôle. Par le biais des attentats, dont il a beau jeu de se distancier sans pour autant les condamner fermement et sans ambiguïté, les islamistes de pouvoir, comme l’a parfaitement compris le journaliste Giulio Meotti, « déstabilise le processus démocratique de nombreux pays européens et imposent leur cadre à la liberté d’expression. Ils ont importé en Europe les lignes de front du Moyen-Orient ». En effet, progressivement et presque insidieusement, les pouvoirs européens reproduisent le même schéma que les pouvoirs orientaux qui luttent contre l’islamisme. Un totalitarisme étatique, avec l’accord des élites intellectuelles et journalistiques, se met en place (voir la vidéo édifiante à ce sujet). Notre liberté d’expression se restreint. Notre liberté de réunion se restreint. Notre liberté de circulation se restreint. Etc…, etc… Tout cela bien entendu au nom de la lutte contre l’islamisme. Comme au Moyen-Orient. Et de la même manière que le pouvoir tunisien, les pouvoirs européens en viennent également à fermer les yeux sur les atteintes de plus en plus nombreuses à nos libertés fondamentales afin de ne pas prêter le flanc aux accusations des islamistes. Nos moeurs, nos coutumes, nos traditions sont visées. L’autochtone est prié de ne pas « provoquer » le nouvel arrivant. La discrétion comme prélude à l’effacement puis à la disparition.

Tout cela est malheureusement logique puisque c’est la conséquence directe d’une présence de plus en plus massive sur le territoire européen de populations islamiques qui importent avec elles une conception de la société aux antipodes de celle des populations européennes. Au projet totalitaire islamiste répond ainsi un projet totalitaire étatique. Avec déjà une première victime : la lutte à mort entre la société close du projet islamiste et la société ouverte du projet européen a vu la victoire de la première sur la seconde.

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Catégories :Belgique, Union européenne

1 réponse

  1. l’europe est foutue normal quand tu vois la bande de bras cassés qui la dirige.

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