Le Brexit continue de faire enrager les élites européennes, dirigeants politiques comme économistes mainstream

(…) le Brexit continue de faire enrager les élites européennes, dirigeants politiques comme économistes «mainstream». Pour mesurer leur amertume, il faut relire les prévisions et menaces que ces derniers proféraient avant le référendum de 2016, à l’unisson de tous les instituts et organismes, privés ou publics : si les électeurs anglais commettaient l’«irréparable», tous pronostiquaient que les dix plaies d’Egypte allaient s’abattre (sans même attendre sa sortie effective) sur le malheureux Royaume : effondrement économique, drames sociaux, naufrage financier…

Non seulement ces expertes prédictions ne se sont pas réalisées, mais, pour l’heure, c’est plutôt l’embellie : consommation intérieure dopée, croissance soutenue, chômage (officiel) au plus bas.

Dans son édition datée du 2 juin, Le Monde a donc recueilli l’analyse de conjoncturistes. Le quotidien cite l’un d’entre eux, Marie Albert, qui admet ainsi : «En tant qu’économistes, on s’est un peu tous trompés, il faut le reconnaître». «Un peu trompés»… l’experte française manie de manière fort savoureuse l’euphémisme très british !

La responsable du «risque pays» à la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur – tout de suite, ça rassure…) admet que «le comportement des ménages a été inattendu» par la vigueur de la consommation, «ce qui semble montrer la confiance des Britanniques dans l’avenir». Des Britanniques, mais pas des experts : Marie Albert souligne ainsi que «la résilience des entreprises est en trompe-l’œil».

Et Le Monde de préciser : «Les intentions d’investissement reculent, constate Marie Albert, qui craint que les vraies conséquences du Brexit ne démarrent qu’après 2018». Un quasi-lapsus qui en dit long sur l’état d’esprit des élites européennes…

Marie Albert note enfin que le «le choc le plus problématique pour le Royaume-Uni risque d’être lié à l’immigration». Il ne s’agit pas seulement des travailleurs européens de l’Est dont est friand le patronat d’Outre-Manche pour faire baisser les salaires, mais aussi des «hauts talents» dont les «qualités managériales» pourraient bien faire défaut. Bref, le mercato européen des PDG haut de gamme pourrait bouder la malheureuse Albion…

Quelle terrible menace ! Il reste désormais à attendre le 8 juin pour voir dans quelle estime nos amis insulaires tiennent les économistes fidèles aux dogmes de l’Union européenne.

Source : https://francais.rt.com/opinions/39346-quelques-jours-avant-elections-britanniques-experts-europeens-maudissent-brexit

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