L’analyse du jour : quand un extrémiste de gauche a… presque raison

Si, si, cela arrive. Après tout, même une montre cassée donne l’heure juste deux fois par jour. Et nous en avons une nouvelle démonstration depuis hier. A la suite d’une invitation dans l’émission “Zemmour et Naulleau”, le candidat du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Philippe Poutou, a purement et simplement refusé de s’y rendre, accusant l’émission de servir de “tribune à l’extrême droite”. Il s’en pris plus particulièrement au journaliste Eric Zemmour, en le présentant comme un “idéologue d’extrême-droite déguisé en journaliste”. Dans son communiqué, le NPA considère qu’il «n’a pas à légitimer une émission politique co-fondée et co-animée par un idéologue d’extrême droite, qui l’a traité récemment encore d' »idiot utile du grand Capital »» et qui a été «condamné à de nombreuses reprises pour « incitation à la discrimination raciale »».

On pourrait rappeler à Philippe Poutou que le qualificatif d’idiot-utile n’est en rien une insulte mais un concept politique popularisé par… Lénine lui même ! On pourrait également lui rappeler que ce n’est pas un journaliste « d’extrême droite » qui l’a publiquement ridiculisé et méprisé durant une émission de télévision mais bel et bien un présentateur et ses éditorialistes qui se présentent comme étant de gauche. C’était dans l’émission de Laurent Ruquier le 01er avril dernier.

Mais soyons juste. Sur le fond nous sommes d’accord avec Philippe Poutou. Non pas sur son opinion vis-à-vis d’Eric Zemmour mais sur son droit de pouvoir boycotter une émission politique. Et nous militons pour que les patriotes adoptent la même attitude. Face à des journalistes, notamment ceux du service public, qui sont ouvertement des militants anti-FN, les hommes et les femmes de ce parti devraient systématiquement les boycotter jusqu’à ce que ces journalistes prennent l’engagement de les traiter de la même manière que les autres hommes/femmes politiques. Ni plus ni moins. Et particulièrement sur les ondes de France Inter dont les rendez-vous ressemblent davantage à des traquenards qu’à des invitations classiques. Et nous constatons avec plaisir que Marine Le Pen semble avoir ouvert le bal en refusant, le 11 avril, de s’exprimer sur les ondes de France Inter dans l’émission du journaliste Patrick Cohen. Il est plus que temps de remettre à leur place ces idéologues mondialistes, subventionnés par nos impôts et déguisés en journalistes, afin de les rappeler au respect de la plus élémentaire déontologie journalistique.

Nous sommes assez d’accord avec Fabrice Luchini lorsqu’il déclare : « je trouve les journalistes, comme Olivier Galzi, remarquables. Pas de langue de bois, ils sont intrusifs, donnent leur opinion. Ils sont sur des chaînes privées, ils ont le droit. En revanche, je suis assez choqué que ceux du service public fassent la même chose !« . Qu’en pense Philippe Poutou ?

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