Athènes appelle à un partenariat stratégique entre la Grèce et l’Arménie face à la Turquie

Les autorités grecques, le premier ministre A. Tsipras en tête, avaient réagi avec véhémence aux déclarations faites en décembre 2016 par le président turc R.T.Erdogan, qui prônait une “géographie du coeur” en vertu de laquelle certains territoires de l’ancien Empire ottoman, dont il a ouvertement la nostalgie, reviendraient dans le giron de la Turquie. La province grecque deThrace orientale figurait sur cette “carte du Tendre” néo­ottomane esquissée par le président turc, au grand dam des autorités grecques qui avaient alors appelé la Turquie à respecter les traités internationaux, notamment celui de Lausanne de 1923, auxquels la République turque doit le tracé de ses frontières actuelles.

Dans cet esprit, le ministre grec des affaires étrangères, Nikos Kotzias, s’est fait l’avocat en quelque sorte d’une diplomatie du coeur en
appelant à un “partenariat stratégique” entre la Grèce et l’Arménie, où il a entamé une visite officielle, à Erevan, le jeudi 9 mars. “Nous avons toujours été des nations soeurs”, a déclaré N. Kotzias lors d’une rencontre avec le premier ministre arménien Karen Karapetian en ajoutant : “Ma visite est guidée par un seul objectif : la volonté de constituer un partenariat stratégique”. “Nos relations amicales sont à un très haut niveau, mais nous souhaitons leur donner un nouvel élan et qualité”, a indiqué pour sa part K. Karapetian, en précisant que l’Arménie et la Grèce devraient renforcer leurs liens politiques chaleureux avec des liens commerciaux plus étroits ». Il est vrai que la Grèce a quelque peu oublié la nature « fraternelle » des liens l’unissant à l’Arménie tout au long de l’Histoire, au profit d’un rapprochement avec la Turquie, dont ses dirigeants socialistes notamment, avaient soutenu l’intégration à l’Europe. Mais les relations pacifiées entre la Turquie et la Grèce ont été rattrapées par
les animosités traditionnelles héritées de l’Histoire et attisées par le très autoritaire et nationaliste président Erdogan (…)

A. Tsipras avait esquissé dès 2015 un rapprochement avec la Russie de Poutine. Même si ce dernier s’est réconcilié l’an dernier avec R.T. Erdogan, c’est sans doute dans cette ébauche d’un axe oriental qu’il conviendrait d’inscrire les gestes diplomatiques d’Athènes en direction de Erevan, intervenant qui plus est après un nouvel échec des négociations visant à réunifier Chypre, qui ont relancé les tensions entre la Grèce et la Turquie (…) Plus de 200 cadets et officiers arméniens ont été formés par les académies militaires grecques au cours des deux dernières décennies. L’armée grecque a aussi fourni une aide militaire et logistique conséquente aux unités de l’armée arménienne participant aux missions internationales de paix de l’Otan (…) Le ministère arménien de la défense a indiqué dans un communiqué à l’issue de la rencontre que le gouvernement grec était désireux de développer la “mise en œuvre de différents programmes de défense avec l’Arménie” (…)

Source : http://www.armenews.com/article.php3?id_article=138821

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