France : les statistiques ethniques sont interdites, mais on peut compter les prénoms…

statistiques_fullsizerender-51-1200x660-600x330En utilisant un fichier officiel de l’INSEE contenant les prénoms attribués aux enfants nés en France depuis 1900, les contributeurs de Fdesouche ont réussi à établir des statistiques sur les noms musulmans donnés aux nouveau-nés.

Les statistiques ethniques étant interdites en France, les données sur le dépistage de la drépanocytose – une maladie héréditaire qui ne concerne que les enfants à risque en raison de l’origine de leurs parents (Antilles, Afrique noire et Afrique du Nord) – servaient, avant, de baromètre afin d’avoir une idée de la démographie réelle du pays. Cependant, cette méthode ne permet pas de faire le distinguo entre les extra-Européens qui sont français de longue date (DOM-TOM), ceux plus récents mais bien assimilés, et les autres qui ne sont français qu’administrativement.

En examinant les prénoms musulmans, ainsi que le taux auquel ils ont augmenté, la méthodologie utilisée par Fdesouche permet donc de pallier ces limites. Certes, cette méthode est loin d’être parfaite puisque de nombreux prénoms peuvent être valables tant pour les musulmans que pour les non-musulmans – Sarah ou Adam, par exemple – et ont donc été exclus de l’étude. Toutefois, et compte tenu des limitations, voici ce qu’ils ont trouvé :

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il n’y a pas d’augmentation (les naissances en Algérie et les autres colonies ne sont pas incluses).

À partir de 1946, les choses commencent à changer. Bien que faible, le taux d’enfants français portant un prénom musulman augmente régulièrement tout au long des Trente Glorieuses.

Puis arrivent 1973, les années Giscard, le regroupement familial et la loi Veil sur l’IVG. On y constate, alors, une accélération sensible du taux de prénoms musulmans.
Durant les années Mitterrand, il est intéressant de noter une certaine stabilité, mais par la suite, le nombre de Français nouveau-nés portant un prénom musulman passe de 6 % en 1996 à 18 % en 2016. Cette « explosion démographique » étant la conjonction des nouvelles vagues d’immigrés et des enfants issus du regroupement familial devenus en âge de procréer.

L’étude de l’augmentation des prénoms musulmans par département entre 1996 et 2016 est, aussi, très intéressante. Ainsi, on peut voir des augmentations spectaculaires comme celle en Seine-Saint-Denis, où le nombre d’enfants français portant un prénom musulman est passé de 17,3 %… à 42,9 % ! Par ailleurs, ce département était le seul, en 1996, à afficher un taux de prénom musulman au-delà de 10 %, alors qu’aujourd’hui, il y en a 40.

Pendant longtemps, les Français n’ont pas vraiment vu leur effondrement démographique comme un problème majeur puisqu’ils reçurent la promesse tacite que leurs valeurs et culture seraient assimilées par les nouveaux immigrés venus les remplacer. Et cela fut globalement vrai jusque dans les années 90. Mais, depuis, les choses ont changé… Comme le disait Auguste Comte : « La démographie, c’est le destin. »

Source : http://www.bvoltaire.fr/xavierscot/statistiques-ethniques-interdites-on-compter-prenoms,306056

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Catégories :France

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  1. Regardez cette video de 36 secondes. Azouz Begag s’exprime en 2014 sur le nombre de musulmans en France.

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