Le Conseil de l’Europe recommande à la presse britannique de ne PAS dire que les terroristes sont musulmans

2053. Nous sommes arrivés au point où les lois contre le discours de haine menacent plus ouvertement la démocratie et la liberté d’expression que le discours de haine lui-même.

. En France, les terroristes musulmans ne sont jamais des terroristes musulmans, mais des « déséquilibrés », des « fous » ou des « jeunes ».

. S’en prendre à la liberté de la presse et à la liberté d’expression n’est pas lutter contre le discours de haine ; c’est de la soumission.

. Si le gouvernement britannique avait suivi ces recommandations, il aurait conféré aux organisations musulmanes une situation de monopole : elles seraient devenues la seule source d’information autorisée sur les musulmans. Un ordre informationnel totalitaire aurait été institué.

. Créés pour empêcher le retour des propagandes xénophobes et antisémites qui ont frayé la voie à l’Holocauste, les lois nationales contre les discours de haine ont été utilisées de manière croissante pour criminaliser la liberté d’expression chaque fois qu’elle était jugée « insultante » pour une race, une ethnie, une religion ou une nationalité.

. Il est permis de s’inquiéter de l’énergie que le Conseil de l’Europe compte déployer à l’avenir, à travers ses experts et son influence, pour éliminer les obstacles juridiques qui empêchent d’interdire la critique de l’islam, au risque de se soumettre aux valeurs du djihad.

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Selon la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), organe de protection des droits de l’homme du Conseil de l’Europe – la presse britannique est à blâmer pour sa contribution au discours de haine et de violence raciste qui augmente en Grande Bretagne. Le 4 octobre, 2016, l’ECRI a rendu public un rapport uniquement dédié à la Grande – Bretagne. Selon ce rapport :

…certains médias traditionnels, en particulier les tabloïds … sont en position de quasi-monopole dans l’utilisation de termes offensants, discriminatoires et provocateurs. The Sun, par exemple, en avril 2015, a publié un article intitulé « Des canots de sauvetage pour les migrants ? Plutôt des vedettes de guerre pour les arrêter » (« Rescue boats ? I’d use gunships to stop migrants »), dans lequel le chroniqueur a comparé les migrants à des « cafards » …

The Sun a également publié des manchettes antimusulmanes enflammées, telle celle du 23 novembre 2015 sur laquelle on peut lire « 1 musulman britannique sur 5 a de la sympathie pour les djihadistes » ; articlé orné d’une photo figurant un terroriste masqué armé d’un couteau …

Il n’est pas inutile de noter que l’IPSO (Independent Press Standards Organisation), le régulateur de la presse écrite britannique a obligé The Sun à reconnaître que le titre concernant « 1 musulman britannique sur 5 » mentionné par le rapport de l’ECRI report « était grossièrement trompeur ».

Mais le rapport de l’ECRI va plus loin en établissant un lien de causalité direct entre les titres à sensation des tabloïds britanniques et la sécurité des musulmans au Royaume-Uni. En d’autres termes, la presse britannique inciterait ses lecteurs « islamophobes » à des passages à l’acte contre les musulmans :

« L’ECRI estime que, compte tenu du fait que les musulmans sont sous les projecteurs en raison des actes terroristes de l’Etat islamique, alimenter les préjugés contre eux constitue un mépris total, non seulement de la dignité de la grande majorité des musulmans du Royaume-Uni, mais aussi de leur sécurité ».

ECRI a construit son rapport sur une étude récente de Matthew Feldman, Professeur à Teesside University, qui a compilé les incidents antimusulmans avant et après les attaques terroristes.

« Au cours des sept jours qui ont précédé le massacre de Charlie Hebdo à Paris, où 12 personnes ont été tuées, 12 incidents (antimusulmans) ont été signalés. Mais dans les sept jours qui ont suivi, 45 incidents ont été recensés. La même tendance a eu lieu en relation avec les attaques terroristes de Sydney, en décembre et Copenhague, en février ».

Ainsi, selon l’ECRI et les chercheurs de l’Université de Teesside, quand les djihadistes musulmans tuent et que la presse signale l’appartenance religieuse des tueurs, c’est la presse et non les islamistes qui sont à l’origine de la recrudescence d’ « incidents islamophobes » en Grande-Bretagne. Selon Christian Ahlund, président de l’ECRI, « ce n’est pas une coïncidence que la violence raciste augmente au Royaume-Uni parallèlement à ces inquiétants exemples de discours de haine et d’intolérance dans les journaux, en ligne et même parmi les politiciens. »

Pour l’ECRI, le plus gros problème tient :

« … à l’insistance des médias sur l’origine musulmane des auteurs d’actes terroristes. A chaque fois, la réaction violente contre les musulmans est susceptible d’être plus grande que dans les cas où la motivation des auteurs est minimisée ou abandonnée en faveur d’une explication de rechange ».

Le rapport ne précise pas ce que pourraient être ces « explications de rechange ». Mais il suffit de se pencher sur la presse française pour en avoir une idée : ainsi, en France, quand un musulman attaque un soldat et essaie de lui prendre son fusil, il n’est pas un terroriste islamiste, mais un « déséquilibré ». Les attaques de « déséquilibrés » sont très fréquentes en France.

La presse française a une autre manière de minimiser les attaques islamistes en refusant de nommer leurs auteurs musulmans : incriminer un « Mohamed » pourrait, dans l’esprit des journalistes français, inciter à des représailles contre les musulmans. Alors, les noms sont gommés. Autre exemple encore, pour éviter d’incriminer les gangs de jeunes musulmans qui se livrent à des violences religieuses, à des violences contre les femmes ou à différentes formes de rackets et vols, ils deviennent des « jeunes ». En France, les terroristes et les délinquants musulmans ne sont jamais des terroristes ou des délinquants musulmans, mais des « fous », des « maniaques » ou des « jeunes. »

Mais c’est la France. En Grande – Bretagne, les tabloïds ne sont pas si polis – ni politiquement corrects – , et ils comprennent parfaitement les intentions du rapport de l’ ECRI: il s’agit de bannir le mot « musulman » chaque fois qu’il risque d’être associé à un acte de « violence terroriste » (…)

Sources : – https://www.gatestoneinstitute.org/9190/media-censorship-muslims-terrorists

https://fr.gatestoneinstitute.org/9435/presse-britannique-censure#.WDqcIT4C3gY.twitter

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Catégories :Royaume Uni

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