France : des crèches oui, Jésus non !

creches-conseil-detat-chardLe Conseil d’Etat s’est prononcé ce mercredi, quelques semaines après son rapporteur sur l’affaire des crèches. Deux installations de crèches de Noël, l’une par la commune de Melun, l’autre par le département de Vendée, avaient fait l’objet d’une contestation devant le juge administratif. La vision sereine d’une paix tout enfantine avait rendu nos révolutionnaires malades : la France est laïque, mort au petit Jésus. La Cour administrative d’appel de Paris avait d’ailleurs, en dernier lieu, jugé illégale l’installation de la crèche de la commune de Melun tandis que celle de Nantes avait accepté la Vendéenne. C’est donc le Conseil d’Etat qui avait la charge de trancher, saisi d’un recours en cassation contre ces deux arrêts.

La situation permet effectivement de telles discussions : les Français sont terrorisés par les crèches de Noël et on les comprend aisément.

Le Conseil d’Etat a donc réfléchi et tranché : on peut autoriser certaines crèches, à l’unique condition qu’elles ne rappellent pas le catholicisme. Il fallait oser écrire pareille bêtise, c’est fait.

L’institution rappelle en effet, dans sa décision, l’article 28 de la loi de 1905, « qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse. » C’est la loi, et ce n’est pas nouveau effectivement.

Mais le Conseil d’Etat se permet une lecture d’une souplesse surtout idiote. L’installation d’une crèche est donc légale « si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse ».

Sauf que la crèche sans Jésus, et Jésus sans le catholicisme… En clair, il va être difficile de refuser une « préférence religieuse » à une installation qui est une manifestation claire de l’une des plus grandes fêtes de la religion catholique. Elle est en effet devenue une grande fête dans laquelle se reconnaissent tous les Français, même les moins pratiquants… Peut-être parce qu’il existe – que la libre- pensée me pardonne – quelques racines catholiques dans le pays.

Cette décision du Conseil d’Etat n’a aucun sens mais elle s’explique : la levée de boucliers populaires avait été telle quand certains réclamaient l’interdiction des crèches qu’il fallait bien réagir, le peuple n’étant pas tout à fait prêt à perdre totalement son identité. Alors on en tolère des bribes, sans leur sens… Jusqu’à ce que tout le monde soit perdu.

Source : http://fr.novopress.info/201620/decision-conseil-detat-des-creches-oui-jesus-non/

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Catégories :France

2 réponses

  1. La crèche n’appartient pas qu’au catholicisme, mais à toutes les religions chrétiennes. Oui le catholicisme est majoritaire en France, mais ne pas oublier les huguenots/protestants.

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  2. La crèche représente la fête de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
    Elle doit contenir les personnages suivants :
    la Très-Sainte Vierge Marie et Saint-Joseph, les Rois-mages, les Bergers, un âne et une vache.
    Le bébé Jésus n’est pas introduit dans la mangeoire avant le 25 décembre à 0h00 (minuit)
    puis il fait partie intégrante de la crèche et est même le personnage principal.
    Jésus est le sauveur de l’Humanité, l’Esprit-Saint dans la chair, l’avocat devant le Père Eternel de l’Humanité pécheresse coupée de la grâce sanctifiante.
    Sans Jésus dans la crèche, ce n’est plus une crèche !!!
    Maintenant, à tous ceux qui souhaitent aller au Paradis après la mort, je rappelle les paroles de Jésus lui-même :  » Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne va au Père sans passer par moi. « 

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