Pour une ancienne ministre française «Derrière le burkini, il y a la violence»

ctlm436xeaapcnl«Nous nous sommes battus pendant de longues années pour l’égalité et considérons que la condition de la femme dans la société est un signe de civilisation», estime l’ancienne ministre française des Affaires européennes Noëlle Lenoir.

RT : Le Premier ministre Manuel Valls décrit le burkini comme une provocation et symbolise la volonté de l’islam radical de «s’imposer dans l’espace public». Qu’en pensez-vous ?

Noëlle Lenoir (N. L.) : Derrière le terme «burkini» il y a le mot «burka» et la condition de la femme. Nous nous sommes battus pendant de longues années pour l’égalité et considérons que la condition de la femme dans la société est un signe de civilisation, en ce sens que chaque individu doit avoir les mêmes opportunités que les autres.

Le burkini, ça fait rire, c’est amusant, mais derrière ça il y a la violence. Par exemple, celui qui a attaqué en justice l’arrêté du maire [de Cannes] contre le burkini, représente le Conseil contre l’islamophobie en France (CCIF). Il a [laissé entendre] qu’il voulait que la France devienne un califat.

En Corse, de jeunes personnes ont attaqué d’autres gens, car ils ne voulaient pas qu’ils viennent à la plage en bikini
Vous voyez donc que c’est très compliqué de ne pas voir derrière ceci quelque chose de lié à la violence religieuse… Bien sûr que la plupart des musulmans en France ne sont pas du tout violents et se sentent citoyens français, mais il y a une minorité qui devient de plus en plus violente.

RT : De nombreux experts se sont mis d’accord pour désigner la montée du salafisme comme le véritable problème. Si cette hypothèse est juste, les autorités françaises, qui ont pendant longtemps toléré le développement du salafisme dans le pays et la construction de mosquées salafistes, ne sont-elles pas elles-mêmes responsables de la situation ?

N. L. : Je pense que c’est tout à fait juste. Il n’y a pas de volonté politique pour faire face à ce problème et beaucoup de politiciens et d’acteurs du système de l’éducation en France sont responsables.

RT : Le financement étranger des mosquées n’a toujours pas été totalement proscrit. Il y a aussi eu des propositions de former localement les imams mais rien n’a encore été adopté. On dirait que l’Etat français se focalise sur les habits des femmes, au lieu de s’attaquer aux racines de la radicalisation.

N. L. : La France est un pays décentralisé et il s’agit d’une décision locale – pas une loi – que certains maires ont pris à cause de la réaction de leurs administrés. La première fois que ces burkinis sont apparus sur les plages françaises, il y a eu une provocation : en Corse, de jeunes musumans ont attaqué d’autres gens, car ils ne voulaient pas qu’ils viennent à la plage en bikini. C’était une vraie provocation et c’est pourquoi le tribunal a récemment donné raison à l’arrêté local interdisant le burkini en Corse pendant quelques jours.

Source : https://francais.rt.com/opinions/27011-burkini-violence

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Catégories :France

1 réponse

  1. Pour taper dans le mille, cette ex-ministre tape effectivement dans le mille. Le problème, c’est que la prise de conscience de tant de citoyens se manifeste bien trop souvent après des lustres de retard, quand le ver est déjà profondément dans la pomme.

    Quant à certains politiciens, ils ne se sentent nullement concernés et littéralement s’en tamponnent le coquillard.
    C’est ainsi qu’en octobre 1989, Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, lança à la journaliste Elisabeth Chemla qui l’interrogeait sur les ramifications de l’affaire du foulard islamique: « Et que voulez-vous que cela me fasse que la France s’islamise »?
    Apparemment, il ne semblait pas mesurer les dégâts subséquents entraînés par des propos aussi désinvoltes. Est-il exagéré d’affirmer que de tels politiciens sont passibles de haute trahison envers leur pays et leurs concitoyens? Certainement pas!

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