Trump ou Clinton ? Peu importe, l’Europe est déjà sacrifiée !

telechargement-7Ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis est passionnant. Les deux candidats représentent des camps radicalement opposés. Mais, paradoxalement, quel que soit le vainqueur, les conséquences pour l’Europe seront dramatiques.

Hillary Clinton est l’archétype du candidat de l’establishment. Elle est soutenue par la plus grande partie de l’oligarchie américaine. Que celle-ci soit politique, économique, financière, culturelle ou médiatique. Son idéologie et son programme s’articulent autour des thèmes défendus par cette oligarchie : mondialisme, métissage, libre échange… Pour atteindre ces objectifs dont le but ultime est l‘imposition d’un gouvernement mondial par les élites et pour les élites (1), la candidate et ceux qui la soutiennent disposent de différents leviers destructeurs.

L’immigration massive permettant la destruction de l’identité des sociétés d’accueil (2), (3), (4) et (5) ; l’ultra-libéralisme permettant l’appauvrissement des populations et la destruction des politiques de solidarité sur lesquelles repose l’équilibre et la cohésion de nombreuses sociétés européennes (notons que l’immigration massive y contribue également) ; l’idéologie des Droits de l’Homme permettant de justifier une ingérence humanitaire dans un premier temps puis militaire afin d’imposer à des sociétés des valeurs présentées comme « occidentales » mais qui sont avant tout le laboratoire d’institutions visant l’instauration d’une gouvernance mondiale ; le contrôle de la quasi totalité des médias par des banquiers ou des hommes d’affaires acquis à l’idéologie dominante. Quand ce n’est pas l’Etat qui tient en laisse les journalistes pas de gracieuses subventions (6) ; la société de consommation enfin dont le développement a pour finalité de transformer des citoyens responsables et qui réfléchissent, en des consommateurs abrutis aux préoccupations uniquement nombrilistes et mercantiles.

Ainsi en France, on assiste à la destruction de l’Education par l’imposition de programmes de plus en plus minimalistes afin de promouvoir un nivellement par le bas au nom d’un prétendu égalitarisme. L’un des objectifs étant de couper les enfants du peuple de leurs racines et des savoirs traditionnels pour les remplacer par une bouillie idéologique vantant les mérites d’un « vivre ensemble » condition indispensable à l’émergence d’une société métissée. Les enfants des « élites » continuant quant à eux de bénéficier d’un enseignement de qualité, élitiste diront certains, dans des établissements privés ou dans les grandes écoles. Dans un entretien au Figaro le 26 août 2016, le philosophe Redeker a parfaitement résumé l’objectif (7) : « Voulue, planifiée, organisée, cette destruction poursuit obstinément un but anthropologique : la fabrication d’un homme nouveau, le remplacement du type d’homme tel qu’il existe dans les nations européennes depuis des siècles par un type inédit. Un homme hors-sol, déraciné, un zombie hébété. Un homme échangeable avec tous les autres hommes de la planète. Un homme aussi abstrait qu’un numéro : l’homme indéterminé. Un homme équivalent à tous les autres hommes — sur le fond de la confusion entre l’égalité et l’équivalence ».

Nous subissons les conséquences de cette politique depuis près de 50 ans. Avec les résultats que l’on sait. Bien entendu, l’élection d’Hillary Clinton n’y changera rien. On est même en droit de penser qu’elle marquera une nouvelle étape dans l’accélération de ce processus mortifère. Avec cette nouvelle « dame de fer » à la Maison Blanche, les mondialistes tenteront de briser la résistance identitaire qui commence à poindre en Europe. Ils tenteront également de briser la résistance de la Russie et de ses alliés (Hongrie, Serbie, Macédoine etc…) au nouvel ordre mondial par des révolutions de couleurs ou pire encore. La promotion d’une société multiraciale, multiconfessionnelle et par conséquent multiconflictuelle redoublera d’intensité. Peu importe les conséquences dramatiques pour peu que le projet mondialiste, le libre échange et les élites y trouvent leur compte. Après tout l’Europe est un laboratoire, leur laboratoire, et il est admis dans ces milieux que l’on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs…

Dans ces conditions, l’élection de Donald Trump pourrait-elle être une bonne nouvelle pour le Vieux continent ? La réponse est malheureusement négative. Certes, le milliardaire américain est le champion d’une minorité de l’oligarchie aux Etats-Unis dont l’idéologie est aux antipodes de la première. Pour elle, il n’est pas question d’ériger un gouvernement mondial, de promouvoir le métissage ou de lancer des expéditions militaires pour implanter les Droits de l’Homme un peu partout dans le monde. Son slogan « America First » signifie que l’Amérique doit s’occuper prioritairement d’elle même sans chercher à dominer ni à aider quiconque. Mais surtout, cette oligarchie ne se résout pas à ce que la minorité blanche, ou qui est en passe de le devenir, perde le contrôle du pouvoir aux Etats-Unis. Cette perspective est pour elle inconcevable. Elle fera tout pour s’y opposer. Y compris la politique du pire. Les positions de Donald Trump sur l’immigration et l édification d’un mur pour mettre un terme à l’immigration irrégulière mexicaine et sud-américaine sont la traduction de ce positionnement. Il en va de même concernant sa sortie controversée sur l’interdiction du territoire des Etats-Unis aux immigrés musulmans. Bien entendu, il ne faut pas prendre au pied de la lettre de telles déclarations mais on aurait tort de n’y voir que des rodomontades électoralistes. La volonté du candidat républicain de se désengager militairement de plusieurs points chauds de la planète procède de la même logique. Son éventuel rapprochement avec Poutine et sa déclaration laissant entendre que les Etats-Unis ne voleraient pas automatiquement au secours des Pays baltes fragilisent volontairement l’OTAN. La Maison Blanche dirigée par Donald Trump verrait les Etats-Unis se détourner progressivement de l’Europe. A charge pour cette dernière de prendre sa sécurité en main. Pour Donald Trump et ceux qui le soutiennent l’UE et l’OTAN ne sont pas immortelles. N’oublions pas que Donald Trump fut l’un des rares au niveau international à soutenir le Brexit. Pour cette partie de l’élite américaine, le pays doit se recentrer sur ses intérêts strictement nationaux. L’isolationnisme, le protectionnisme et le nationalisme sont les piliers de cette doctrine. Mais en quoi cette dernière peut-elle contribuer à perpétuer la domination de la population blanche aux Etats-Unis ?

En se retirant d’Europe, les Etats-Unis de Donald Trump lancerait un message clair : celle-ci peut devenir un terrain de guerre, nous n’interviendrons pas. Du moins directement. Et c’est ici que l’on retrouve la politique du pire chez Donald Trump. On peut être, comme civilwarineurope, des critiques acerbes de la politique étrangère américaine mais être cependant lucides. Combien de temps pensez-vous que la paix durera sur le Vieux continent au vu des multiples tensions qui le parcoure sans la dissuasion d’une intervention américaine ? Une guerre civile, ethnique et/ou religieuse ajoutée à la résurgence des nationalismes engendrerait l’anarchie chez nous. L’économie s’effondrerait, la technocratie européenne tomberait dans les poubelles de l’histoire. Nous verrions alors des millions d’Européens, jeunes, blancs et diplômés s’enfuir. Vers où ? Une grande partie se rendraient aux Etats-Unis où ils seraient accueillis à bras ouvert par l’ex future minorité blanche. Ce processus a d’ailleurs déjà commencé (8). Il ne ferait que s’accélérer dramatiquement.

Alors Donald ou Hillary, Hillary ou Donald ? Peu importe. Le destin de l’Europe est déjà scellé. Dans les années qui viennent, le Vieux continent sera le terrain de jeu de la lutte entre mondialistes et nationalistes américains. Seul le scénario peut encore varier : soumission, guerre civile, partition ethnique et/ou religieuse du continent ? Les trois à la fois ?

La rédaction

Sources : (1) https://blogs.mediapart.fr/marie-anne-kraft/blog/160411/pour-un-gouvernement-mondial-par-jacques-attali

(2) https://civilwarineurope.com/2015/09/16/europe-les-remplacistes-ne-se-cachent-plus/

(3) https://civilwarineurope.com/2015/09/28/europe-les-remplacistes-ne-se-cachent-plus-2/

(4) https://civilwarineurope.com/2015/11/03/europe-les-remplacistes-ne-se-cachent-plus-3/

(5) https://civilwarineurope.com/2015/11/11/europe-les-remplacistes-ne-se-cachent-plus-4-ou-le-grossier-mensonge-de-christine-lagarde/

(6) https://civilwarineurope.com/2016/08/28/france-loligarchie-soigne-ses-relais-dopinion-bienpensant/

() http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/08/26/31003-20160826ARTFIG00065-robert-redeker-l-ecole-s-applique-a-effacer-la-civilisation-francaise.php

() https://www.franceinter.fr/societe/les-jeunes-francais-quittent-massivement-l-hexagone

APPEL AUX DONS

Nous nous sommes fixés comme objectif d’atteindre 200 euros/mois. Vous pouvez également cocher la case « Récurrence de l’action » pour que le don soit mensuel. Si cette case ne s’affiche pas sur votre mobile alors il convient de le faire à partir d’un ordinateur. Nous comptons sur vous !

Soutenir civilwarineurope

Donate Button with Credit Cards

Publicités


Catégories :Belgique, Union européenne

%d blogueurs aiment cette page :